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Journée Vincentienne

Samedi 16 novembre 2013

Maison Paroissiale

49, rue Thiers BERNAY

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Accueil café-croissants offerts par la Conférence de Bernay.

 

Philippe :

« Bonjour à tous, Pères Lazaristes, Filles de la Charité, membres de la Jeunesse Mariale et de la Sté de Saint Vincent de Paul.

Les Filles de la charité sont absentes aujourd’hui et Marina Malandain viendra cet après-midi pour la Jeunesse Mariale.

D’ailleurs si vous connaissez des jeunes intéressés, la Jeunesse Mariale recrute !

Merci d’être là pour passer avec nous une journée de retrouvailles placée sous le signe de St Vincent de Paul.

Ces mots d’accueils, sont les mêmes qu’en 2009. Nous n’avons pas fait de journée Vincentienne depuis. Celle de 2011-2012 ayant été annulée suite au décès brutal de notre ami Pascal. J’aimerai lui dédier cette journée.

Ce qui est marquant encore, c’est que cette année 2009, nous avions entamé le 27 septembre, une grande année jubilaire : l’anniversaire des 350 ans de la mort, à quelques mois d’intervalle de St Vincent de Paul et de Ste Louis de Marillac.

Notre année 2013 est celle du bicentenaire de la naissance de Frédéric Ozanam et des 180 ans de la Sté de St Vincent de Paul.

Merci encore à la conférence SSVP de Bernay et à sa « super » Présidente… pour leur accueil, merci aux prêtres de Bernay et merci à tous les bénévoles et membres de la famille Vincentienne pour leurs actions multiples.

 

Je vous rappelle le programme que vous avez en main (normalement) :

9H30   Accueil.

10H - 12H : Actualités de la famille Vincentienne dans le Diocèse d’Evreux :

SSVP,  Lazaristes, Filles de la Charité et Jeunesse Mariale

12H - 13H : Eucharistie

13H - 14H30 : Apéritif et Repas tiré du panier.

14H30 - 15H30 : Exposé de Nicole ROBINS (Conférence de Vernon) sur le thème : Frédéric Ozanam (bicentenaire de sa naissance et les 180 ans de la Sté de St Vincent de Paul).

15H30 - 16H30 : Questions/Débat.

16H30 : Envoi

 

Cette journée a été communiquée à la Fédération de la Sté de Saint Vincent de Paul, dans le cadre des événements du bicentenaire. La Fédération l’a publié sur son site internet et sur les derniers cahiers Ozanam.

 

Mot d'accueil du père Pierre Gaudin :

Prêtre coopérateur de la paroisse de Bernay et accompagnateur de la conférence de Bernay.

Originaire de la Bretagne, après des études dans des séminaires normands, il a été ordonné prêtre dans le diocèse d'Evreux.

"On ne classe pas les gens qui demandent de l'aide. Mais se poser les questions : Que nous apportent-ils? Quel changement cette rencontre opère-t-elle chez moi?"

 

Mot d'accueil de Nathalie Moulin :

Présidente de la conférence de Bernay, qui remercie particulièrement ceux qui sont venus de loin. Certains ayant fait 100 km.

 

Congrégation de la Mission / Lazaristes :

Notre accompagnateur spirituel, le père Marcellin, supérieur de la communauté des lazaristes de Saint-André de l'Eure nous a présenté ses trois compagnons : le père Raymond, curé de Saint André, le père Guénolé, responsable de la formation permanente de notre diocèse, qui continue ses études à Paris, et Carlos : séminariste.

Marcellin a comme activité principale sa paroisse, composée de 4 communautés, en plus d'être père spirituel de la conférence St-Vincent de Paul dans le département, il est prêtre référent de l'école de Damville et adjoint au service des vocations dans le diocèse.

 

Actualités SSVP

Pour le Département :

A ce jour 10 conférences (groupe de terrain) :

Bernay

Evreux

Lyons-la Forêt

Pont Audemer

Vernon

la Conférence de Jeunes de Vernon

St André de l’Eure

Etrepagny

Estuaire Pays d’Auge

Pacy sur Eure

140 membres dans le Département

 

Un blog a remplacé le site internet trop compliqué à mettre à jour : http://ssvpeure.canalblog.com/

S’inscrire !

 

Quelques projets en cours :

-          Présentation de la SSVP dans les lycées et collèges catholiques de l’Eure (déjà un peu commencé)

-          Habilitation officielle en cours de la SSVP Eure à la Banque alimentaire.

-          Le Pelé du Sourire » (suite Diaconia 2013), organisation en cours, plusieurs pistes de réflexion.

-          20 et 21 septembre 2014 : rassemblement SSVP Normandie (et certainement Bretagne) à Lisieux. Rassemblement ouvert à tous également (famille), donc je peux TOUS vous inviter, famille Vincentienne entière !

 

Assemblée Générale élective et retraite annuelle les 8 et 9 mars 2014.

Lors de cette assemblée, il y aura lieu d’élire un président pour 5 ans. Philippe termine à cette date son premier mandat.

Un appel est déjà lancé, il sera renouvelé plus officiellement début décembre.

 

Présentation des conférences :

Précision : le détail est sur le blog

 

Estuaire-Pays d'Auge.

Nouvelle conférence de fin 2012, «en construction». 4 membres. Conférence orientée vers la visite à domicile.

Bernay.

Une petite quinzaine de membres et sympathisants.

La première activité est le vestiaire ouvert deux après-midi de semaine et un samedi matin par mois. Cette année, la conférence a inauguré un service d’hygiène gratuit (douches) et dans certains cas, fournit le savon et des sous-vêtements propres.

Quelques visites à domicile.

Rappel du rassemblement diocésain à la basilique de la Couture à Bernay le dimanche 24 novembre avec messe présidée par l'évêque à 15h.

Pont-Audemer.

Visites à domicile, en hôpital et en maison de retraite. Partenariat avec Ponto Solid'air où un dimanche après-midi par moi, les personnes seules sont accueillies avec boissons (sans alcool), gâteaux et jeux.

Vernon.

20 Vincentiens et une douzaine de bénévoles (réseau Ozanam).

L'activité principale est la distribution des colis : 300 bénéficiaires par semaine. 100 nouvelles personnes s'inscrivent chaque semaine où elles sont accueillies autour d'un café ou jus d'orange. 60% des bénéficiaires sont des demandeurs d'asile qui n'ont que 80 euros par semaine pour subvenir à leurs besoins, issus principalement d'Afrique et d'Europe de l'Est en attente d'une décision judiciaire. Une participation de 1,50 euros par mois est demandée pour une personne seule, augmentée de 50 centimes par personne supplémentaire dans le foyer.

La conférence paie 350 euros par mois à la banque alimentaire, 80 euros par semaine pour les œufs et 400 euros pour des cuisses de poulet.

La conférence effectue quelques dons pour prendre le train par exemple et a donné l'année dernière 260 bouteilles de gaz pour 6000 euros.

Une activité de vestiaire, vente de meuble et de bibelots, participation à des brocantes, permettent d'engranger des recettes.

Suite à Diaconia 2013, projection de diapos et DVD du rassemblement de Lourdes jeudi 21 novembre.

La "conférence jeunes" de Vernon.

Offre le café tous les dimanches matins aux SDF. Peut-être une fusion des deux conférences de Vernon ?

Lyons-la-Forêt.

Une quinzaine de Vincentiens dont 8 très actifs.

La conférence se réunit tous les mois : après une demi-heure de réflexion sur un thème du petit livret, une messe est célébrée par le père Achille. Les ressources proviennent de subventions de la paroisse, de la commune, des dons privés, des 2 foires-à-tout annuelles et de la quête de la Toussaint.

36 familles différentes ont reçues 225 colis.

25 autres familles ont été aidées par des participations à des factures de gaz, électricité, bricolage.

Un monsieur vivant dans une caravane insalubre a été relogé : la conférence s'est occupée de tout : des meubles jusqu'à ses couverts.

Organisation du goûter de Noël, participation au bol de riz.

Travail dans la discrétion, mais avec l'esprit Vincentien qui met au cœur de briser la solitude.

L'accent est mis sur la visite assise : prendre le temps d'écouter et d'aimer, pas forcément lié au don de colis.

Etrépagny.

Conférence « filleule » de Lyons.

Réunion hebdomadaire. Il n'y a pas de distinctions entre les bénévoles et les Vincentiens. Accueil  pendant deux après-midi la semaine de personnes avec distribution de colis, même si les quantités données diminuent.

Jardin collectif avec distribution de légumes, vente, visite à domicile de personnes isolées ou malades.

Plusieurs bénévoles sont des anciens accueillis, leur expérience de précarité ou d'isolement apporte de l'empathie : certaines personnes aidées arrivent à se sortir de situations difficiles.

Carte de vœux de la société Saint-Vincent-de-Paul qui sera envoyé à tous les bénéficiaires. Redémarrage d'une aumônerie (43 personnes). Présentation de Saint-Vincent-de-Paul dans les écoles. Collecte de jouets pour Noël.

Les accueillis ont toujours leur place dans la conférence.

 

Philippe en profite pour rappeler que Diaconia 2013 a rappelé l’importance d’accepter des accueillis qui le désire dans nos associations et organismes divers.

 

St André.

2ème année d'existence. Issus du secours catholique : 22 membres animés par l'esprit de l'Evangile de Mathieu 25 "J'ai eu faim et vous m'avez donné à manger". L'activité principale est la distribution alimentaire en collaboration avec les CCAS de la région. 22 colis sont portés à domicile aux personnes qui ne peuvent pas se déplacer avec un temps d'échange. Le mardi matin, 35 à 40 familles sont servies. Une à deux tonnes de nourriture sont distribuées chaque semaine.

Grâce à un jardin, des produits bios de qualité sont aussi distribués. Une participation de 1 euro par personne, plafonnée à 5 euros par foyer est demandée.

En plus d'une activité de soutien scolaire 2 jours par semaine dans une école publique, une dizaine de bénévoles donnent des cours presque particuliers d'alphabétisation à des étrangers de 8 nationalités différentes qui ont le souci de mieux s'intégrer en France (Brésil, Colombie, Roumanie, Thaïlande, Portugal, Arménie,...) : GAELS : Gestion Apprentissage Ecriture Lecture Solidarité. Le contact est très agréable.

Le 04 décembre dans une salle de la mairie, à partir de 14h, distribution de jouets avec animation : clown, chants et danses. Projet pour emmener des jeunes sur les lieux du débarquement aux environs des commémorations de juin 2014.

Un constat : le mouvement vers l'autre n'est pas toujours facile entre bénévoles et accueillis.

Evreux.

Réunion une fois par mois. A 17h, partage d'Evangile pour les croyants et 17h30 réunion. Il y a 12 Vincentiens.

Visite à domicile. Le 4ème mardi de chaque mois : goûter à partir de 14h30 avec film ou jeux.

Pacy sur Eure.

Toute jeune conférence, commence la visite à domicile.

 

Conférence des priants.

Tous les mois André Nardeux (de la conférence de Lyons) envoie une feuille avec prières et intentions à chaque Président de conférence. Cette feuille est destinée, plus particulièrement, aux anciens Vincentiens qui ne peuvent plus être actifs comme auparavant, mais qui continuent d'être en communion avec nous par la prière. Ils sont invités à prier avec cette feuille tous les lundis à 9 heures. Mais cette feuille est ouverte à tous les Vincentiens : par exemple à Vernon les intentions de prières sont lues chaque mois.

André Nardeux demande que l'on n'hésite pas à lui envoyer des intentions et des prières.

 

Philippe précise enfin qu’un rendez-vous avec le curé de Verneuil/Avre est prévu. Philippe insiste que "si on est soutenu activement par l'Eglise, les conférences fonctionnent, si on n'est pas soutenu par l'Eglise, ça ne fonctionne pas".

 

Jean-Marie nous a parlé un peu de la convention d’octobre et du « Projet Ozanam ». Il développera cela à Blaru.

 

Messe :

Messe festive organisée par Suzette et Pascal (qui joue « divinement » bien cf Philippe)

 

Morceaux joués :

A l'entrée, le cantique "O Seigneur dans ton église" sur le Tutti

Après l'homélie : Extrait du largo (2ème mouvement) de la symphonie du nouveau monde de Dvorak, adapté pour orgue

Offertoire : Tantum Ergo de Fauré adapté pour orgue

Sortie : Gloria de Vivaldi : 1er mouvement adapté pour orgue

 

13 H repas très convivial avec des Vincentiens heureux de partager.

 

Exposé de Nicole ROBINS (Conférence de Vernon) sur Frédéric Ozanam :

Plus qu'un exposé, Nicole nous a livré sa passion pour la vie de Frédéric et a témoigné de son lien très fort avec le bienheureux.

Non seulement, nous avons appris à mieux connaître Ozanam, mais Nicole nous l'a fait davantage aimer.

 

Nous commémorons cette année à la fois le bicentenaire de sa naissance et les 180 années de la Société de Saint Vincent de Paul.

Nous commémorons ceux que l'on veut prendre pour modèle. En quoi Frédéric Ozanam est-il encore un modèle pour notre temps?

 

Lamartine disait : "Il y avait autour de lui comme une atmosphère de tendresse pour les hommes".

Renan renchérissait : "Comme nous l'aimions!"

Ozanam attirait vraiment la sympathie.

En 1834, un an après la création du mouvement, la première conférence de province a vu le jour à Nîmes, et son président disait de Frédéric Ozanam : "J'ai vu de près sa nature d'élite qu'on n'approchait pas sans devenir meilleur".

Après avoir obtenu son bac à 16 ans, il a passé sa licence et doctorat en lettres et en droit. Il a donc fondé la Société de Saint Vincent de Paul, à l'âge de 20 ans alors qu'il était toujours étudiant à la Sorbonne. Simultanément, il a aussi relancé les conférences de carême, afin d'aider les chrétiens à solidifier leur argumentation dans les débats intellectuels. On peut considérer que Frédéric Ozanam est un véritable précurseur de la doctrine sociale de l'Eglise.

Il est né à Milan le 23 avril 1813, ses parents ont souffert de la révolution, sa mère ayant été en exil forcé en Suisse, un de ses oncles ayant été tué. Son père a étudié la médecine à Pavie et exerçait comme médecin à Milan.

En 1815, sous la restauration, sa famille est revenue à Lyon, leur ville d'attache, où il a baigné dans un milieu catholique légitimiste.

Pendant la révolution de 1830 qui a porté Louis-Philippe au pouvoir, Ozanam était à Paris. Il a vécu les émeutes et les attentats fréquents qui se sont produits les années suivantes. Par ses lettres, il se dit frappé par la foule qui, lasse de sa misère, crie son désespoir. Il disait "Ne nous plaignons pas de notre temps, mais plaignons-nous de nous-mêmes". Alors que les industriels augmentent considérablement leur fortune, les ouvriers sont frappés par la misère de plus en plus grande. En 1840 il parle de « l'exploitation de l'homme par l'homme ». Beaucoup de migrants originaires des campagnes françaises sont venus à la capitale. Ils ne parlaient pas français, mais leurs enfants parlaient le français.

Lorsque Frédéric était en classe de rhétorique (première), il a fait sa crise d'adolescence, il ne croyait plus en rien. C'est l'abbé Noirot, professeur de philosophie au collège royal de Lyon et recteur de l'université qui l'a pris en main en utilisant la maïeutique, chère à Socrate. Le ministre de l'instruction publique disait de Noirot que c'était le premier professeur de philosophie de France : "les autres professeurs nous envoient leur livres, lui m'envoie des hommes". Frédéric Ozanam dit que grâce à l'abbé Noirot, "je mis dans ma pensée l'ordre et la lumière, je crus désormais d'une foi rassurée, et, touché d'un bienfait si rare, je promis à Dieu de vouer mes jours au service de la vérité qui me donnait la paix". Dès l'âge de 15 ans, il décide d'écrire une histoire où la révélation commence dès les temps primitifs pour culminer avec le Christ. Pour lui, Dieu s'est révélé progressivement depuis la nuit des temps.

A l'époque, les étudiants étaient voltairiens ou saint-simoniens où le socialisme est vécu comme une religion, précurseur du positivisme et de socialisme en URSS. Leur but était de montrer que le christianisme était obsolète et contraire à la vérité : la religion nouvelle est l'homme sans Dieu. Vers 16-17 ans, il combat leur théorie dans des journaux à Lyon, comme l'Abeille Française fondée par Legeay. Ozanam a lu et intégré le débat posé par les saint-simoniens.

A paris, il a logé chez le physicien Ampère, originaire de Lyon comme lui et catholique convaincu. A l'église Saint-Etienne-du-Mont, il a été marqué par l'attitude d'Ampère plongé dans la prière. Le fils d'Ampère Jacques était très ami de madame Récamier, où allait Châteaubriant qu'il admirait. Pour Frédéric Ozanam, son chef d'œuvre "Le Génie du christianisme" écrit en 1802 révèle la beauté du christianisme : tout vient de Dieu.

Ozanam fréquente ensuite les catholiques libéraux : Montalenbert, Lacordaire, Lamartine et Félicité de Lamennais. Ils prônaient la séparation de l'Eglise et de l'Etat.  Il participe à la Conférence d'Histoire fondée par Emmanuel Bailly où tous les sujets étaient traités. Venaient à ses conférences, beaucoup d'athées, anticléricaux et aussi des catholiques mais Frédéric se rendait compte que ces derniers n'arrivaient pas à tenir tête aux athées. Aussi, il est devenu lors des débats, le chef de file des catholiques. Par sa ténacité, il a obtenu qu'un professeur qui attaquait régulièrement l'Eglise pendant ses cours, présente ses excuses à tous les catholiques qu'il a offensé. Pour parer au manque de solidité des arguments des catholiques, en 1833, il demande à l'évêque de Paris, Mgr de Quélen "des conférences à Notre dame de Paris par un prédicateur prestigieux qui donne un enseignement  religieux à un niveau de compétence et de notoriété qui fasse pièce aux doctrines rationalistes que diffusent les maîtres de chaires officielles, qui prennent corps à corps les adversaires du christianisme". Mgr de Quélen a accepté sa proposition signée par 200 personnes, mais n'a pas choisi Lacordère pour le carême suivant, comme le souhaitait Ozanam, à cause de ses idées trop libérales. Du coup, les conférences de carême de 1834 ont été un fiasco alors qu'au lycée Stanislas, Lacordaire donnait des prédications avec beaucoup de succès. L'année suivante, l'évêque de Paris accepte de choisir Lacordaire qui monte en chaire le dimanche 08 mars 1835 devant 6000 personnes enthousiastes.

C'est aussi à la Conférence d'Histoire qui réunissait environ 30 chrétiens et 30 opposants au christianisme qu'il va entendre une critique "Le christianisme a fait autrefois des prodiges, mais aujourd'hui, il est mort. Vous vous vantez d'être catholiques, que faites-vous? Où sont les œuvres qui démontrent votre foi et qui peuvent nous la faire respecter et admettre?" et c'est cette critique qui va l'orienter vers l'aide aux plus démunis. Le jour de ses 20 ans, le 23 avril 1833, dans le bureau du journal de Monsieur Bailly "La tribune Catholique" rue Saint-Sulpice, il fonde avec six amis étudiants chrétiens une petite société vouée au soulagement des pauvres, qui prend d'abord le nom de Conférence de la charité, puis se place peu après sous le patronage de Saint Vincent de Paul : "Allons aux pauvres".

Grâce à une fille de la Charité qui visitait les pauvres : sœur Rosalie Rendu, qui était surnommée " la mère des pauvres", Ozanam et ses compagnons allaient chez les pauvres au quartier Mouffetard. Les pauvres, comme les riches, se déplaçaient pour aller voir sœur Rosalie. Les riches donnaient des biens, et sœur Rosalie redistribuait aux familles pauvres où les hommes étaient souvent au chômage, les patrons préférant embaucher des femmes et des enfants, car leur salaire était plus faible. Dans ces quartiers de pauvreté, il y avait de la prostitution, de l'alcoolisme et des enfants abandonnés.

Un de ses compagnons disait : "Aucun de nous ne se doutait qu'il y avait là le germe d'une œuvre". Les conférences, composées de laïcs, se sont multipliées sous le patronage de la Vierge Marie, Saint Vincent de Paul et Saint François d'Assise. En 1834 Ozanam proclame: "Je voudrais que tous les jeunes gens de tête et de cœur s'unissent pour quelque œuvre charitable, et qu'il se formât par tout le pays une vaste association généreuse pour le soulagement des classes populaires".

En 1835, Ozanam privilégie la visite qui permet d'entrer en contact direct avec la misère ouvrière :"la Société Saint Vincent de Paul reçoit dans son sein tous les jeunes gens qui veulent s'unir de prières et participer aux mêmes œuvres de charité. Aucune œuvre de charité ne doit être regardée comme étrangère à la Société quoique celle-ci ait spécialement pour but la visite des familles pauvres".

En 1838 Ozanam dit "Les présidents des conférences sont invités à rappeler fréquemment que le but de la société est surtout de réchauffer et de répandre dans la jeunesse l'esprit du catholicisme ; qu'à cette fin l'assiduité aux séances, l'union d'intentions et de prières sont indispensables, et que la visite des pauvres doit être le moyen et non pas le but de notre association".

Après avoir constaté l'inégalité des classes que Marx décrira plus tard, il s'engage dans la politique, en précurseur de la doctrine sociale de l'Eglise : en 1848 : il s'est porté candidat à l'Assemblée Nationale, sans succès. Il a prôné le droit au travail, il a dénoncé le chômage, demandé le droit à la formation pour tous, au repos hebdomadaire (particulièrement le dimanche), à un salaire en fonction du nombre de personnes dans le foyer, de prendre en compte la pénibilité du travail, à l'intéressement des ouvriers aux dividendes de l'entreprise. Ozanam a aussi dénoncé le matérialisme mais il a défendu toute sa vie l'Eglise, mais l'Eglise libérée : la foi qui accepte les découvertes scientifiques et ne s'oppose pas systématiquement à ce qui est nouveau (voir Vatican II).

"Faire la volonté de Dieu. Je veux ce que tu veux, quand tu veux, comme tu veux"

 

On pourra lire "Frédéric Ozanam, le bienheureux" de Bernard Cattanéo-Brissard

"Prier 15 jours avec Frédéric Ozanam" de Christian Verheyde, Edition Nouvelle cité

ou encore "Biographie du bienheureux Frédéric Ozanam" de Gérard Cholvy

 

Enfin, Marcellin a rappelé que le service des pauvres est un moyen et non une finalité ; la finalité est d'être dans le royaume du Père de Jésus, de Notre Père.

 

Philippe donne rendez-vous à tous pour l’Assemblée Générale à Blaru.

 

Pascal (Secrétaire Départemental)

 

Journée Vincentienne 16112013 005