Samedi 26 novembre 2016 : Solidarité :

Témoignage Société de St Vincent de Paul, Secours Catholique, Ponto Solid’Air.

 

Les trois associations après avoir projeté un diaporama sur leurs activités aux jeunes présents, ont voulu insister sur un point primordial : le harcèlement scolaire et sur internet.

Un petit film réalisé par des lycéens de Lille est diffusé et le silence s’est fait. Captivés nos jeunes !

 

Nous avons donc souligné les points suivants :

« Le harcèlement se définit comme une violence répétée qui peut être verbale, physique ou psychologique. Cette violence se retrouve aussi au sein de l’école. Elle est le fait d’un ou de plusieurs élèves à l’encontre d’une victime qui ne peut se défendre.

Le harcèlement se fonde sur le rejet de la différence et sur la stigmatisation de certaines caractéristiques, telles que :

  • L’apparence physique (poids, taille, couleur ou type de cheveux)
  • Le sexe, l’identité de genre (garçon jugé trop efféminé, fille jugée trop masculine, sexisme), orientation sexuelle ou supposée
  • Un handicap (physique, psychique ou mental)
  • Un trouble de la communication qui affecte la parole (bégaiement/bredouillement)
  • L’appartenance à un groupe social ou culturel particulier
  • Des centres d’intérêts différents

Le harcèlement revêt des aspects différents en fonction de l’âge et du sexe.

Si, à l’école, vos camarades se moquent de vous, vous volent ou abîment vos affaires, vous donnent des surnoms méchants, rigolent quand vous participez en classe, vous bousculent. Si vous vous sentez mis de côté, s’ils refusent de jouer ou de déjeuner avec vous. Si vous subissez des violences verbales, physiques et/ou morales de façon répétée (bousculades, vols, surnoms méchants, insultes, moqueries, rejets…), vous êtes victime de harcèlement. Lorsque ces mêmes faits se déroulent sur les réseaux sociaux, par SMS ou par mail, c’est exactement la même chose.

Cette situation peut avoir des conséquences graves pour :

  • votre scolarité (baisse des résultats scolaires, décrochage scolaire)
  • votre santé (maux de ventre ou de tête, perte de l’estime de soi, profond mal être).

Il faut en parler pour trouver de l’aide et des solutions :

  • À un adulte de votre établissement en qui vous avez confiance (un professeur, le CPE, l’assistant d’éducation, l’assistant de service social, l’infirmier, la direction, le conseiller d’orientation psychologue…). Ils sont là pour vous écouter, vous aider et trouver des solutions.
  • À vos parents ou un membre de votre famille ou de votre entourage: ils pourront vous conseiller et contacter l’établissement au besoin.
  • À un élève de la classe ou de l’établissement : il pourra en parler avec un adulte de l’établissement pour vous aider.

Il ne faut pas rester seul face à son problème.

Parler du harcèlement c’est agir pour faire cesser la violence que vous subissez c’est aussi agir pour que d’autres élèves ou vous-même, ne soient pas victime une autre fois.

Ce que vous ne pouvez pas faire : ne tentez pas de résoudre vous-même la situation et n’utilisez pas la violence, cela pourrait l’aggraver.

Si vous voyez un camarade seul, mis à l’écart ou harcelé par d’autres, aidez-le, parlez-lui, faites-lui comprendre qu’il est pareil que vous. Je pense que le mieux dans ce cas c’est d’en parler à vos parents. C’est eux qui pourront et devront réagir. »

 

Enfin, nous voudrions remercier ce jeune, sur le thème fort de la solitude, qui a particulièrement bien répondu : « On peut se sentir seul mais ne pas l’être ». La solitude est un mal de plus en plus important, mais cette réflexion est très juste et pourrait faire l’objet d’un sujet de philo au bac !

 

Philippe

Président Sté de St Vincent de Paul et de Ponto Solid’Air

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