Journée Vincentienne

Samedi 14 novembre 2015

Maison Paroissiale

Pont Audemer

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Accueil café-viennoiseries par la Conférence de Pont Audemer.

 

Philippe :

Bonjour à tous,

La famille Vincentienne dans le département est composée par les Pères Lazaristes, les Filles de la Charité, et la Sté de Saint Vincent de Paul.

Merci à tous d’être là pour passer avec nous une journée conviviale, amicale… placée sous le signe de St Vincent de Paul.

Nous allons dédier cette journée à Suzette qui était un membre très actif de la Conférence de Pont Audemer est qui est décédée subitement la veille de la Saint Vincent de Paul, fin septembre. J’aimerai que vous ayez tous une grande pensée pour elle aujourd’hui.

Et je voudrais rajouter que Suzette aurait demandé à dédier également cette journée aux victimes des attentats du 13 novembre à Paris. Ayons une pensée très forte pour eux.

« Je voudrais enserrer le monde entier dans un réseau de charité »

Ma citation préférée de Frédéric OZANAM.

Vous savez (ou non…) que c’est une « bande de jeunes » emmenée par Frédéric OZANAM, qui a créé la Sté de St Vincent de Paul, le 23 avril 1833. Il avait 20 ans à l’époque ! 182 ans après sa création, la Société de Saint-Vincent de Paul est présente dans 148 pays sur les 5 continents. Elle compte 48 000 Conférences et 800 000 membres que l’on appelle les Vincentiens (prononcer Vincenciens).

Merci à la conférence SSVP de Pont Audemer, pour leur accueil, merci à notre curé Laurent qui est un réel soutien et merci à tous les bénévoles et membres de la famille Vincentienne pour leurs actions multiples.

Je vous rappelle le programme que vous avez en main :

10H - 11H : Présentation de la famille Vincentienne présente dans le département de l’Eure, puis : « A quoi on sert à la Société de Saint-Vincent-de-Paul ?? »

11H - 12H : Exposé de Pascal DUTERTRE (Président Conférence de Pont Audemer) sur le thème : Les « pauvres » ont-ils une dignité spéciale ? – La pauvreté s’accompagne souvent de perte de dignité. En quoi pourtant les pauvres révèlent-ils l’image de Dieu ?

12H - 13H : Eucharistie

13H - 14H30 : Repas tiré du panier. Pendant ce repas vous pourrez réfléchir au thème abordé précédemment.

14H30 - 16H : Vos questions et réflexions sur ce même thème. Possibilité pour les conférences qui le désirent de présenter leurs actions.

16H : Envoi

 

Après un mot d’accueil de Pascal, président de la Conférence de Pont Audemer et la prière par Marcellin notre Conseiller Spirituel, ce même Marcellin présente la « congrégation de la Mission » : les Lazaristes.

 

Première intervention, par Philippe.

Sous forme de question : « A quoi on sert à la Société de Saint-Vincent-de-Paul ?? »

La réponse était dans un diaporama qu’il est difficile de résumer, il faut le voir en entier, tout est important.

En résumé quand même :

Les points principaux sont : A Q O S (A Quoi On Sert). A comme Amis, Q comme Quantité, O comme Ouverture, S comme Solitude.

 

A comme Amis

L’une des grandes devises de SSVP : « amis pour aimer »…  Il est évident que chacun en son seul nom peut aller visiter son prochain. Mais l’intérêt d’être en groupe c’est de se réunir, de partager ses joies, mais aussi et surtout ses difficultés. Ainsi nous pouvons en groupe trouver des solutions, discuter de la meilleure manière d’agir, décider d’aller à deux ou de changer d’intervenant, planifier, bref, de s’entraider.

« Amis pour aimer » passe par le fait que nous soyons tous bien ensemble, que nous poursuivions le même but selon les mêmes valeurs et ainsi, nous pourrons encore mieux aider les plus démunis, les plus abandonnés, les plus seuls, les plus malheureux

 

Q comme Quantité

Département de l’Eure : 140 membres ; 9 conférences (équipes de bénévoles au niveau local) : Bernay, Evreux, Lyons-la Forêt, Pont Audemer, Vernon 2 conf, St André de l’Eure, Etrepagny, Pacy sur Eure et « une conférence de priants ».

Un nombre important doit permettre d’être présent partout.

« L’union fait la force », et elle permet de mettre en œuvre le « A » vu plus tôt… Rappelez-vous.

A ce propos, nous avons besoin de vous partout et ici, à Pont Audemer, en particulier !

 

O comme Ouverture

Les particularités de la SSVP, sont la charité de proximité, les visites « assises ».

Lors d’une rencontre, il faut rester « ouvert ». Ecouter, laisser la personne se raconter. Le but étant de laisser « vider son sac » afin de mieux la comprendre, de mieux discerner l’aide que nous pouvons apporter, le conseil à donner, l’orientation éventuelle à mettre en place.

S’assoir, c’est « assoir » une vraie discussion, une convivialité, un partage. Prenons notre temps et soyons ouvert à l’autre comme il s’ouvre à nous.

 

S comme Solitude

La Société de St Vincent de Paul, combat cette nouvelle pauvreté de notre temps : la solitude.

Cette solitude est présente au coin de la rue comme au cœur des maisons. Souvent perverse, souvent rongeuse. Elle n’oublie personne. Pas plus la personne âgée dans sa maison de retraite que le chômeur sans horizon ; pas plus le jeune en révolte que l’enfant en difficulté scolaire ; pas plus le malade à l’hôpital que le handicapé mis à l’écart ; pas plus les familles éclatées que les proches des prisonniers ; pas plus les gens du voyage à la recherche d’un terrain pour se poser que la personne sans domicile fixe qui tend la main…

La solitude est un fléau qu’il faut combattre, par notre cœur, notre écoute, notre témoignage et notre espérance chrétienne.

 

«…pas plus…que l’enfant en difficulté scolaire…»

Lors de nos interventions en milieu scolaire, l’accent est mis sur le harcèlement à l’école qui est l’une des pires formes de solitude qui existe.

Un jeune est à l’écart, il ne se mêle pas aux autres, il a l’air « bizarre »… Il faut lui tendre la main, aller discuter, s’assoir avec… , plutôt que de rejeter, de laisser à l’écart, et… pire encore : de harceler car « il n’est pas comme nous » «il est dans son coin » « il ne nous aime pas, il ne nous parle pas » etc, etc… Les pires atrocités peuvent être prononcées et même faites. Que ce soit intentionnel ou non.

Ce jeune « pas comme nous » est bel et bien notre frère, notre sœur… Jésus lui-même.

Mais ne nous y trompons pas, nous adultes, avons souvent ce genre de réactions également…

 

Les bénévoles de la SSVP vivent la charité, c’est-à-dire « l’amour désintéressé pour autrui.
Au-delà de l’acte humaniste solidaire, ils choisissent de s’engager pour se donner et entrer dans une relation vraie avec autrui, dans la durée.

La SSVP agit toujours localement : au cœur des quartiers, villes, villages ou à la campagne. Les bénévoles œuvrent près de chez eux. Ils viennent en aide aux personnes pauvres ou isolées là où ils vivent : personnes SDF, personnes âgées seules, familles démunies, chômeurs, familles monoparentales, migrants, etc.
Historiquement, l’action phare de la SSVP est la visite à domicile.

Elle est la condition d’une action positive et efficace en équipe, pour se soutenir, se conseiller, partager une même spiritualité. Entre les bénévoles et ceux qu’ils aident : l’accompagnement personnalisé et dans la durée favorise des liens forts. L’amitié entre bénévole et personne aidée est très fréquente à la SSVP. C’est pourquoi, nombreux sont ceux qui, d’abord aidés par l’association, deviennent bénévoles à leur tour.

 

Seconde intervention, exposé de Pascal.

Les « pauvres » ont-ils une dignité spéciale ? – La pauvreté s’accompagne souvent de perte de dignité. En quoi pourtant les pauvres révèlent-ils l’image de Dieu ?

En résumé :

Le Christ nous demande d’aider le pauvre à sortir de sa pauvreté, et de lutter contre la pauvreté et l’exclusion quelle qu’elles soient (il y a la pauvreté matérielle bien sûr, la personne qui n’a pas de quoi manger, pas de quoi de vêtir, mais il y a aussi la personne seule ou isolée, la personne malade, la personne souffrante, la personne qui a une mauvaise réputation que l’on montre du doigt, la personne qui est sans travail ou sans occupation, la personne qui a soif de culture, de spiritualité mais qui n’arrive pas à étancher sa soif), mais il nous demande aussi de contempler leur dignité particulière.

Cet aspect peut nous paraitre choquant, dans notre société, le pauvre est souvent vu comme indigne, profiteur, gênant, un parasite. Lorsqu’une personne tombe dans la pauvreté, elle s’accompagne souvent d’une perte de dignité, et pourtant cette pauvreté lui confère une dignité unique : le pauvre constitue une révélation spéciale de la vérité de l’homme et de la vérité de Dieu, c’est-à-dire de l’homme-Dieu Jésus-Christ.

Le pauvre ne pose aucun acte qui attire l’attention, il ne peut être aimé, que pour ce qu’il est. En cela, il révèle quelque chose de l’essence divine. Le pauvre montre aussi que la qualification « humain » est inconditionnelle et égale en tous. Devant le pauvre, je découvre que tout en l’homme est humain. La dignité du pauvre, c’est la vérité de ma dignité. Si j’affirme que lui a le droit d’être aimé jusqu’au bout et sans conditions, je respecte l’amour de Dieu et je m’aime moi-même en vérité.

 

La journée s’est poursuivie par la messe célébrée par pas moins de 3 prêtres dont Laurent Curé de Pont Audemer et un diacre. Puis, le repas très convivial avec des participants heureux de se connaître et de partager.

 

Enfin, l’après-midi fut ponctué des questions et réflexions de chacun sur le thème abordé le matin et se termina par une présentation des activités « Ecole pour adultes » et « l’aide aux devoirs en Ecole primaire », par la conférence de St André de l’Eure.

 

Superbe journée renforçant les liens d’amitié.

 

Merci à l’AEP des Cordeliers pour le prêt de la salle et de la cuisine et un merci tout particulier à Anne-Marie et à Laurence pour leur aide très précieuse.

 

Philippe BERTHE

Président Départemental

Blog : http://ssvpeure.canalblog.com/

 

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