Réponses aux questions du domaine 1 :

Comment notre Eglise est au service du monde ?

1- La pauvreté et la précarité, conjuguées à la solitude et à l’isolement des personnes, sont un défi majeur adressé à l’Eglise et à la société.

a)     Quelles solitudes, quelles pauvretés rencontrons-nous ?

Nous rencontrons une pauvreté matérielle, une pauvreté intellectuelle, une pauvreté de la vieillesse : abandon de son autonomie, grande solitude pour certains.

Un événement peut provoquer un enchaînement de diverses pauvretés.

Exemple : licenciement qui entraîne le chômage, puis expulsion locative, séparation du couple, alcool, drogue, éclatement de la famille, maladie, parents âgés dont il faut s’occuper (mais impossibilité de le faire), disputes entre frères et sœurs… et solitude.

Pauvreté dans la grande maladie car perte des facultés intellectuelles et physiques. Dépendance, deuil de la vie active.

b)     Quelles solitudes, quelles pauvretés sommes-nous empêchés de rencontrer du    fait de nos peurs ou de l’isolement des personnes ?

Pour certains d’entre nous : pauvreté de nos limites dans notre charité. Découragement passager devant l’immensité de la tâche, devant l’agressivité ou l’enfermement de certaines personnes, devant le refus de la visite, ou même du colis. Certains ne communiquent que par mail…

 

2- L’une des pauvretés les plus radicales est celle de l’absence du sens de la vie, de la désespérance.

a)     Avons-nous déjà rencontré cette désespérance ? Auprès de qui ?

Auprès de malades incurables et de chômeurs qui n’ont plus d’espoir. La solitude entraine la désespérance.

b)     A quelles transformations personnelles et communautaires sommes-nous appelés, à la rencontre de ces personnes en désespérance ?

Nous nous sentons appelés à avoir davantage le souci d’aimer, d’être plus vigilants, plus proches, plus accueillants ; à nous efforcer à établir une relation fraternelle car cela amène à une relation d’amitié où il n’y a plus ni aidants ni aidés.

 

3 – Qu’est-ce que ce cheminement avec les pauvres et avec les personnes en désespérance nous invite à dénoncer et à transformer dans la société actuelle ?  Quelles propositions faisons-nous ?

Nous constatons un désintérêt relatif des pouvoirs publics et politiques au niveau national face à la misère des gens.  Lenteur de la mise en place des aides. Difficulté de la paperasse…   ( Nous sommes conscients que les maires de nos communes et les assistantes sociales font tout leur possible).

 

4 – Dans l’écoute des pauvres, comme dans l’écoute de la Parole de Dieu, comment la pauvreté du Christ et la pauvreté des hommes transforment notre foi et nourrissent  notre prière ?         

 

Jésus s’est fait serviteur et nous appelle à l’imiter.

Que notre façon d’être soit en accord avec l’Evangile.

Nous demandons à Jésus de le rencontrer dans la personne des pauvres, nous lui demandons  de nous aider à avoir son regard, ses gestes, ses paroles envers nos frères pour « enserrer le monde dans un réseau de charité », comme disait Frédéric Ozanam.